A propos d'Olga

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu'en 1879, Henrik Ibsen créa sa pièce "Une Maison de Poupée", l'Europe entière fut scandalisée. Il y était question de l'abandon par Nora de ses trois enfants.

 

En 1889, Léon Tolstoï publie "Sonate à Kreutzer". Les passions se déchaînent face à ces pages qui dévoilent le dégoût de l'auteur pour le mariage, les femmes, la procréation. La femme de Tolstoï, Sophie Andreïevna réplique en 1892 en écrivant "A qui la faute? Le Roman d'une femme". Le texte restera inédit pendant plus d'un siècle en Russie.

 

 

 

Certains d’entre vous ont souhaité en savoir plus sur la face cachée de la vie d’OLGA.

Pays : Belgique. Age : 48. Sexe : féminin. Pourquoi Olga n’est-elle pas rentrée en Belgique près de son fils après avoir accompagné le père biologique de RAM ?

Eduard avait épousé la jeune danseuse Olga alors qu’elle portait l’enfant de Boris, un danseur russe qu’elle aimait en secret depuis qu'il était devenu son professeur à l’Académie de Saint-Pétersbourg, alors qu'elle avait douze ans. Olga avait osé avouer ses sentiments à son ami d'enfance, Sergueï, qui n'était autre que le frère cadet de Boris, Six ans plus tard, Olga et Boris, se sont fréquentés assidûment. Lorsque Olga lui a parlé de sa grossesse, Boris lui a rappelé qu'il n’avait jamais été question pour lui, ni d'être père, ni de se marier, un choix de vie personnel qu'en effet, il lui avait souvent répété. Olga, complètement désemparée l'a supplié de revenir sur ce choix, mais il a refusé de reconnaître l'enfant et d’épouser la mère. C'est à ce moment, dès les premières semaines de la grossesse d'Olga en 1984, que la compagnie de danse à laquelle elle appartenait devait faire une tournée en Europe. Après un ballet auquel assistaient Eduard et son ami Gil à Bruxelles, une vive dispute a éclaté entre Olga et des compatriotes à qui elle venait d'avouer sa grossesse et son souhait de rester en Europe où elle élèverait seule l'enfant. Eduard, trouvant la jeune femme complètement désemparée, lui a donné sa carte de visite en lui assurant son aide si le besoin s'en faisait sentir. Le lendemain, Olga n'est pas montée dans l'avion qui devait la ramener avec les autres danseurs à Saint-Pétersbourg. Elle s'est rendue en taxi chez Eduard. Elle avait sonné en vain à sa porte, puis elle avait fini par trouver le moyen de s’introduire dans la maison et de se cacher dans la cave. Lorsque Eduard a trouvé la jeune danseuse dans cette situation désespérée, il a tenu parole, et lui a proposé le gîte et le couvert jusqu'à ce qu'elle trouve une solution pour ses papiers ainsi qu'un logement. Au fil des mois, l'un et l'autre ont trouvé un profond réconfort dans cette vie commune, et ils ont convenu de se marier avant la naissance de l'enfant, afin qu'Eduard puisse le déclarer comme étant le sien. Ce mariage résoudrait aussi la question des papiers d'Olga. Un ver rongeait pourtant la pomme en apparence parfaite du futur foyer. Eduard, en effet, avait accepté d’épouser Olga et de donner son nom à l’enfant à la seule condition que jamais Ramsès ne connaisse la vérité sur ses origines, et que jamais, elle-même n’entre en contact avec le père naturel. Olga n'avait pas prêté une attention majeure à la promesse qu'elle avait faite à Eduard. Elle n'avait que 19 ans, elle était hyperémotive, et se laissait guider davantage par ses sentiments que par sa raison. Eduard, de 25 ans son aîné, était tout le contraire. Lorsque Olga, en septembre 1991, a reçu la visite à Bruxelles de Sergueï, le frère cadet de Boris, venu à la fois lui annoncer la maladie incurable de son frère et lui offrir son chat Rasputin, elle n’en a rien dit à son mari. C’était la première fois qu’elle rompait la promesse qu’elle avait faite à Eduard de ne plus jamais entrer en contact, même de façon indirecte, avec le père biologique de son enfant. Lorsqu’en février 1992 est arrivée la lettre de Boris annonçant qu’il ne vivrait plus longtemps et qu’il espérait l’avoir à ses côtés jusqu’au bout, Olga a supplié Eduard de comprendre l'urgence de la situation et d’accepter de la laisser partir. Pensant qu’ensuite, il ne serait plus jamais question de ce rival, Eduard avait fini par accorder qu’Olga séjourne dix jours à Saint-Pétersbourg. Il avait été décidé qu’elle rentrerait au jour dit, même si ensuite Boris devait avoir une rémission, et vivre plus longtemps. Mais, une fois sur place, Olga n’a pas eu le cœur de laisser Boris vivre ses derniers moments sans son aide. Lorsqu'elle a annoncé à son mari qu’elle prolongerait son séjour, Eduard fou de rage lui a rappelé ses promesses et son engagement, et l’a sommée de rentrer immédiatement à la maison où Ramsès souffrait de son absence prolongée. Tiraillée entre deux choix inconciliables et jugeant que la situation du père était sans issue, Olga a fini par décider d’accompagner Boris jusqu’au bout, persuadée qu'ensuite, elle trouverait le moyen de consoler son enfant. Boris est mort le 13 avril 1992, alors qu’Olga avait quitté la maison depuis sept longs mois. Au fil du temps, les relations étaient devenues très tendues entre Eduard et Olga. Le mari menaçait de lui fermer définitivement la porte si elle prolongeait encore son séjour en Russie. Pas un seul instant, Olga n'a cru que son mari irait jusqu'au bout de sa décision. C'est pourtant ce qui s'est passé, et bien entendu, la mère et l’enfant se sont trouvés tous deux dans une situation extrême pendant vingt ans.

Pays : Belgique. Age : 63. Sexe : féminin. Olga n'a-t-elle pas craint qu'elle manque atrocement à son fils?

Comme on peut le lire dans d'autres réponses à d'autres questions des internautes, Olga devait choisir entre les besoins d'un homme mourant qu'elle aimait depuis toujours et ceux de son enfant. Si l'on pose la même question à mille femmes partout dans le monde "Que feriez-vous dans pareil cas?", quelle réponse l'emporterait? Abandonner l'homme qui de toute manière va mourir ou privilégier coûte que coûte l'enfant? Olga a tranché à sa façon. Dans une partie d'elle-même, elle se disait que Ramsès, bien que très sensible, était tout à fait capable de survivre à son absence qu'elle croyait provisoire. Dans une autre, elle se demandait ce qui se cachait derrière la détermination d'Eduard. Se pouvait-il réellement qu'il décide de la séparer à jamais de son enfant? Elle n'y croyait pas, et a fini par prendre ce risque, cédant d'instinct à sa volonté d'accompagner Boris jusqu'à la mort. Par la suite, Eduard a rencontré Olga à Saint-Pétersbourg. Sa décision était formelle : Olga s'était montrée à ses yeux totalement irresponsable, incapable d'offrir à son fils la sécurité dont il avait besoin, et c'était pour préserver l'équilibre de Ramsès qu'elle devait renoncer à le revoir. Olga oscillait entre des moments de grande culpabilité à l’idée d’avoir enfreint ses promesses faites à Eduard, et des jours entiers de colère absolue à l’égard de ce mari qui se montrait à ce point implacable. Entièrement dépendant de ce qui s'était tramé à son insu entre Olga et Eduard, RAM a grandi sans savoir s'il devait en vouloir à sa mère de l'avoir abandonné sans un mot d'explication, ou à son père qui lui avait fait promettre de ne plus jamais parler d'elle.

Pays : Belgique. Age : 63. Sexe : féminin. L'absence d'Olga idéalise sa personne au yeux de celui-ci. Ne sera-t-il pas déçu?

L’absence d’Olga a-t-elle permis à RAM d’idéaliser sa personne? La réponse est oui, jusqu'à un certain âge. N’oublions pas que RAM ignorait tout de la véritable histoire de sa mère, de son père naturel et du mariage de ses parents, à Bruxelles. A ses yeux, l'égyptologue était bel et bien son père, et il était très différent d'Olga, notamment au niveau de la sensibilité artistique. Il lui semblait que sa mère avait quitté le foyer sans autre raison que celle de vouloir retrouver la Russie où vivaient sa famille et ses amis, mais aussi pour retrouver sa carrière de danseuse qu'Eduard rendait impossible. En effet, coupée de ses racines, responsable de l'éducation de Ramsès et souvent confrontée à l'absence prolongée d'Eduard accaparé par sa carrière de chercheur et de conférencier, Olga apparaissait à son fils comme un être exceptionnel à qui l'on interdisait de laisser s'exprimer sa véritable nature. Elle jouait du piano et dansait souvent pour lui, mais jamais sans lui raconter avec un profond chagrin le bonheur qu'elle avait connu à Saint-Pétersbourg aux côtés de son père, un aristocrate amoureux des arts qui l'avait encouragée à devenir danseuse étoile et lui laissait une entière liberté d'aller et de venir dans cette capitale fascinante au passé glorieux. Sans réellement s'en rendre compte, Ramsès s'identifiait à sa mère, car lui-même éprouvait du mal à supporter le prénom qu'avait choisi pour lui un père égyptologue qui rêvait de lui transmettre une passion qui cependant le laissait indifférent. Lui-même rêvait de devenir danseur, ce qu'Eduard rejetait vivement chaque fois qu'il en était question. Pendant les cinq premières années de l'absence inexpliquée de sa mère, Ramsès avait donc appris à se protéger de sa souffrance en la sublimant. Cela lui coûtait moins que de la trouver coupable d’avoir osé abandonner un enfant de sept ans. Lors de son entrée au pensionnat, sitôt qu'Eduard l'avait inscrit un peu malgré lui aux cours de piano d'AREB, RAM s'est mis à idéaliser plus fort encore sa mère. Selon lui, Olga devait être une femme hors du commun pour avoir été jusqu’au bout d’elle-même sans avoir craint d'abandonner son enfant, et un jour, il ferait comme elle. Il deviendrait lui-même, quel que soit le prix à payer pour les autres. Parmi ces "autres", il y avait surtout Eduard. Si sa mère était partie, c'était à cause d'Eduard. Il avait sans doute exigé qu'elle devienne quelqu'un d'autre, surtout pas une danseuse étoile, pas une artiste, pas un être aussi sensible, tout comme il avait exigé de lui qu'il porte le nom de Ramsès pour lui rappeler à chaque instant qu'il était le fils de l'égyptologue. Peu à peu, en prenant de l'âge, RAM a commencé à se dire que sa mère ne l'avait pas abandonné. Qu'elle avait été empêchée d'une manière ou d'une autre de le revoir. Il se disait aussi que, forcément, elle vivait en espérant le revoir un jour, tout comme lui-même l'espérait. Devenu adulte, RAM ne pouvait s'empêcher de penser qu'à la fois son père et sa mère avaient une lourde responsabilité dans la sensation qui le hantait de ne pas "être comme tout le monde". A l'idéalisation de sa mère succédait peu à peu une sorte de réalisme à même de le libérer d'un poids devenu trop lourd. Lorsque, vingt ans après le départ d'Olga et sept ans après la mort d'Eduard, RAM a mis son site en ligne et reçu cette lettre de sa mère dans laquelle elle lui dévoilait soudain tout le secret de leur passé, il a effectivement compris la responsabilité commune de ce couple que par ailleurs il aimait. Il avait alors 27 ans, et le moment était venu pour lui, pensait-il, de se déterminer en tant qu'individu autonome, et de dépasser tout ce qui, depuis l'enfance, l'avait tenu enfermé dans le destin d'un homme et d'une femme qui n'étaient pas lui.

RAM n’a donc pas été déçu lorsqu’il a retrouvé sa mère à Saint-Pétersbourg. Lui-même était en passe de renoncer à son métier de professeur de piano (qu'il avait tout compte fait choisi pour rester fidèle au rêve de sa mère), et Olga était restée pareille à elle-même : duelle, à la fois femme et mère. Voire triple : femme, mère et artiste. Il lui était impossible de l'enfermer dans le cliché traditionnel, tout comme lui-même ressentait le besoin de ne pas être le résultat des rêves ou des besoins d'autrui. Olga était Olga. Et si elle l'était à présent de manière évidente à l'âge de 47 ans, il lui restait quant à lui à définir, à l'âge de 27 ans, ce qu'il entendait lorsqu'il avait écrit à son intention dans son blog "Planter un arbre au désert, et voir planter les saisons." Au cours de ce séjour de trois semaines en Russie, mère et fils ont eu tout le temps de se parler. Et chacun des deux a eu l'occasion de découvrir qui était réellement l'autre. Il n'y avait pas moyen pour eux d'emprunter le chemin fixé par des siècles de conventions, de règles et de normes. Pas moyen surtout pour RAM d'emprunter la voie du jugement. Celui-là ne pouvait aboutir qu'au rejet d'Olga. Tout comme Olga ne pouvait s'accrocher au rêve qu'elle avait projeté sur son fils de réussir dans une carrière artistique. Bien entendu, RAM a hurlé plus d'une fois en entendant qu'on avait décidé à sa place de ce qu'il devait faire ou non, de ce qu'il était autorisé à savoir ou pas. Il y a eu des larmes, de longs silences. Chacun des deux étant très émotif, ils ont finalement décidé de se concentrer sur leur relation présente sans chercher à remuer trop le passé, forcément douloureux. Et RAM a profité de la présence de sa mère pour lui avouer qu'il était devenu professeur de piano parce qu'elle-même avait rêvé qu'il devienne pianiste. Elle a mis fin à cette autre forme d'allégeance pour lui. Ce fut un premier pas pour RAM vers une nouvelle vie, détachée des promesses et tabous qui l'avaient emprisonné depuis vingt ans. Ils ont décidé ensuite de visiter Saint-Pétersbourg, et Olga a fait découvrir à son fils son passé dans cette ville, dont il ignorait tout. Au moment de se quitter, ils ont décidé qu'ils se reverraient pour poursuivre ce cheminement qui, forcément, serait long, et à bien des égards, blessant.

Un jour, alors qu'ils marchaient côte à côte sur la Nevsky Prospect, RAM a posé cette question à Olga en désignant le ciel : "Crois-tu que mon père nous voit de là-haut?" Olga a rétorqué : lequel? Et pour la première fois, ils ont ri de ce qui, pendant vint ans, les avait fait tant pleurer.

Pays : Belgique. Age : 63. Sexe : féminin. L'histoire est-elle réelle? 

Heu… Que dire ?

Pays : Belgique. Age : 63. Sexe : féminin. Les retrouvailles, les contacts mère/fils, laissent un vide. 

Pays : Liban. Age : + de 50. Sexe : féminin. Quant à la fin, je ne vois pas, est-ce qu'il y en aura d'autres scènes ou non?

A défaut de pouvoir confier à un réalisateur la mission de nous montrer à l'image ce qui s'est réellement passé, où et comment, entre RAM et Olga pendant ces trois semaines de vie commune en Russie au cours de l'été 2012, je tenterai de décrire leur vécu dans les rues et les parcs de Saint-Pétersbourg, ou encore, sur les rives de la Neva. Seulement dans ce Carnet? Dans un livre que vous pourriez trouver alors en librairie? L'avenir le dira.

Pays : île Maurice. Age : 7X7+(2X7)-2. Sexe : féminin. En regardant la vidéo "OLGA ONLINE" : Mélange raffiné d'art et de beauté enrobé d'une fine couche de mystère... A propos du masque : telle mère, telle fille ? Je suis curieuse de regarder la suite..."

Oui... pourquoi Olga et la danseuse Masha portent-elles toutes deux un masque dans cette vidéo diffusée par Olga sur le net ? Si Masha était la fille d'Olga, elle serait dans ce cas la demi-sœur de RAM... Cela voudrait dire aussi qu'Olga aurait fondé une nouvelle famille en Russie... Tout d'abord, il faut savoir qu'Olga avait décidé de se faire filmer par des amis alors qu'elle avait 40 ans (année de la mort du père adoptif de RAM en Egypte). RAM, resté en Belgique, avait alors tout juste 20 ans, et Masha, la danseuse russe (qu'il ne connaît pas), avait alors 19 ans. Non, Masha n'est pas la fille d'Olga, mais sa meilleure élève, dans laquelle elle reconnaît la danseuse qu'elle était au même âge. Olga était en effet enceinte de RAM à l’âge de 19 ans, ce qui a mis fin à sa carrière internationale. Alors, pourquoi ces masques? Olga a refusé de montrer nettement son visage au moment où ses amis la filmaient. Pendant le tournage, elle a demandé à Masha de porter un masque semblable au sien, comme si elle voulait signifier un message codé. A peu près celui-ci : "RAM, si tu trouves cette vidéo un jour, sache que ma maternité m'a fait renoncer à ma carrière de danseuse alors que j'avais l'âge de Masha. Je voudrais que tu regardes Masha comme mon double qui continue à faire vivre mon rêve de jeunesse qui, de ce fait, ne meurt pas. Ce qui ne retrouve pas son chemin depuis toutes ces années, c'est toi et moi. Derrière mon propre masque, il y a le regard effaré d'une mère qui s'interroge sur ses choix de vie, et sur le destin de son unique enfant." 

Marie ANTOON-JOANNES, extraits de la biographie d'Olga

Famille : fille unique d’aristocrates russes vivant à Saint-Pétersbourg, privilégiés par le régime des Tsars. Ils ont tout perdu à la révolution russe de 1917. La famille estimait beaucoup le dernier tsar, Nicolas II, assassiné avec toute sa famille le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg. La fillette a toujours été impressionnée par le Moine Raspoutine à l’étrange regard. L’homme a contribué à jeter le discrédit sur la famille impériale, qui causa la chute des Romanov. La tsarine et sa famille ont pu le considérer comme un guérisseur, un mystique, voire un prophète, mais ses ennemis le voyaient comme un charlatan débauché, mû par un appétit sexuel démesuré, voire comme un espion. Certaines zones d'ombre subsistent concernant la vie et l'influence de Raspoutine, ce que l'on sait de lui étant souvent basé sur des témoignages partiaux, en partie alimentés par la propagande anti-monarchiste, des rumeurs et des légendes. Le personnage a longtemps été diabolisé. Bien plus tard, Olga offre à son petit garçon RAM un chat noir à bavette blanche appelé Raspout : il avait un étrange regard, et semblait diabolique.

Le père d’OLGA : riche aristocrate, farfelu, amoureux des arts. Il voulait absolument que sa fille devienne danseuse étoile. Il la gâtait beaucoup. Elle a donc appris la danse dès son plus jeune âge.

La mère d’OLGA : riche aristocrate, fragile des nerfs, faisant souvent des cures et négligeant sa fille, éduquée par le personnel et le père.

La formation d’OLGA : elle apprend la danse classique dès l’âge de quatre ans. Elle semble douée, mais ses nerfs la lâchent souvent. Elle est hyperémotive, admire les danseurs étoile, dont en particulier Noureev (39 ans quand OLGA en a 12) qui a fait ses premiers pas de danse dans l’école où elle est allée ensuite. WIKIPEDIA : « L'Académie de ballet Vaganova, héritière de l'École impériale du ballet créée en 1738, rattachée au théâtre Mariinsky (ex-Kirov). L'Académie doit son nom à la ballerine Agrippina Vaganova qui s'efforça, à partir des années 1920 et tout au long de sa vie, de transmettre l'enseignement qu'elle avait reçu du temps des ballets impériaux. Elle a formé les danseurs, les chorégraphes et les pédagogues les plus réputés, qui ont adopté la méthode Vaganova pour leur formation et leurs classes. Les élèves de l'Académie travaillent principalement au théâtre Mariinsky, mais aussi dans les compagnies les plus prestigieuses du monde. » 

La vie amoureuse d’OLGA : elle vit essentiellement de rêves, admiratrice de Noureev et autres danseurs de réputation internationale. Mais à 18 ans, elle tombe amoureuse d’un danseur russe qui vit par ailleurs en couple avec un homme. Elle est enceinte de lui à 19 ans, au moment où elle part en tournée en Europe, dont aussi à Bruxelles.  

OLGA enceinte de RAM : elle n’ose dire à ses parents qu’elle est enceinte à 19 ans d’un danseur russe qui ne souhaite pas l’épouser. Elle sait que sa carrière est fichue. Elle décide de rester à Bruxelles, à l’occasion d’une tournée. C’est là qu’elle fait la connaissance de celui que RAM croit depuis toujours être son père, un égyptologue belge de 45 ans, prénommé Eduard. L’homme accepte de l’épouser, elle aura donc la nationalité belge, mais à une condition : lorsque l’enfant naîtra, ne jamais lui dire la vérité sur ses origines, et si un jour ils devaient divorcer, et qu’Olga venait à quitter la Belgique, elle lui laisserait l’enfant à qui il aurait alors donné toute son affection en plus de son nom. OLGA promet, ils se marient en décembre 1984, contre le gré de la famille de l’égyptologue belge qui rompt totalement avec lui. RAM naît en juin 1985. La famille d’Olga rompt aussi avec elle. Le trio vit isolé.

La vie d’OLGA en Belgique : Olga va mal. Elle n’a pas rompu en pensée avec le père naturel de RAM. Sa carrière est fichue, elle s’ennuie et devient vite désespérée. Son hyperémotivité augmente. Le couple se désagrège. Olga se rattrape sur son fils, Ramsès qu’elle appelle toujours Boris, du nom du père naturel. Elle noue avec lui une relation fusionnelle, et l’adore littéralement. Elle se réfugie aussi dans l’art, et détourne son fils de la carrière scientifique à laquelle Eduard, l’égyptologue, le destine pour l’orienter vers la musique et la danse. Quand elle apprend que le père naturel de RAM est atteint du sida en Russie (la maladie explose ces années-là !), elle supplie son mari de pouvoir vivre avec lui ses derniers mois à Saint-Pétersbourg. Le père refuse et exige qu’Olga choisisse.

Le départ d’Olga : Olga hésite quelque temps, mais les nouvelles alarmantes venues de Russie l’accablent trop. Elle décide de rejoindre l’homme qu’elle aime. Eduard, son mari, lui rappelle sa promesse. Déchirée, Olga s’en va sans rien expliquer à son fils qui a alors sept ans. Elle ne reviendra jamais, comme elle l’a promis.

La vie d’Olga en Russie entre 1992 et 2012 : pendant 20 ans, Olga tient sa promesse. Elle vit une vie chahutée sur le plan amoureux et autre. Elle devient professeur de danse à Saint-Pétersbourg. Mais son fils lui manque. Elle sait que l’égyptologue est mort en 2005, pourtant, rien n’a changé depuis. Aucun signe de la part de RAM. Lui, a promis à son père depuis toujours de ne jamais chercher à comprendre pourquoi le couple de ses parents a éclaté, pourquoi sa mère est partie. L’homme lui dit des mots vagues « Elle était libre de rester avec nous, elle a choisi de partir. » ou « Que faut-il penser d’une mère qui abandonne son enfant ? » RAM conclut que sa mère l’a complètement oublié, qu’elle a sûrement refait sa vie en Russie, qu’il lui est complètement indifférent.

La vidéo sur le net qui fait tout exploser : RAM ne peut s’empêcher de surfer sur le net à la recherche de vidéos et autres informations au sujet de Saint-Pétersbourg. Il finit par tomber sur un étrange vidéo, très esthétique, tournée par un anonyme pour des raisons inconnues, et balancée un beau jour sur internet. Il est sûr de reconnaître Olga. Ces mots le glacent : « J’ai laissé quelqu’un en Europe à qui je suis très attachée. » Ça veut dire quoi, ça ? Son père lui aurait-il caché la vérité toute sa vie ? RAM ne comprend plus. Il a promis à son père de ne pas chercher à savoir. Pourtant, là, il n’y tient plus. Il décide de faire comme Olga : balancer son portrait virtuel sur internet dans l’espoir qu’elle finisse par tomber dessus. Le suspense durera un peu avant que l’internaute n’apprenne si Olga va réagir ou pas, et ensuite, ce que ferait RAM si elle le fait. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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